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Accueil » Education » Sénégal - UCAD : les étudiants de la Faculté des lettres dans la psychose d’une année blanche

samedi 29 mars 2008

Sénégal - UCAD : les étudiants de la Faculté des lettres dans la psychose d’une année blanche

partenaire : agence presse senegalaise

La grève entamée depuis le 11 février dernier à la Faculté des lettres et sciences humaines (FLSH) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, a plongé dans l’inquiétude certains étudiants qui craignent l’invalidation de l’année académique.

L’Amicale qui dirige la grève ne compte pas arrêter le mouvement, tant qu’elle ‘‘n’aura pas satisfaction de la part des autorités universitaires’’.

Toutefois, une nouvelle tendance composée d’étudiants de la même faculté, s’est nouvellement dégagée, pour inviter leurs camarades ‘‘à regagner les amphithéâtres et à comprendre ‘‘la gravité de la situation’’. Ceci afin de sauver l’année académique, ‘‘qui tire à sa fin’’.

Partout dans l’enceinte de l’université, ils ont affiché vendredi, des tracts sur lesquels on peut lire : ‘‘le président et les membres de l’Amicale prennent les étudiants en otage’’ ou ‘‘Juste 72 heures encore pour que l’année soit blanche’’.

Apparemment, tous les étudiants n’ont pas eu l’occasion de décortiquer les messages qui se trouvaient sur ces affiches. Car la tendance qui prône la poursuite de la grève a dû repasser sur les lieux pour enlever les tracts.

‘‘La grève va bientôt durer prés de deux mois, alors qu’il n’y a pas encore eu de satisfaction’’, déclare Badiouthéne Arona Sarré, étudiant en première année de Lettres modernes. ‘‘Cela ne va pas m’arranger, car je suis un redoublant. Si l’année est invalide, je risque d’être exclu’’, ajoute t-il avec désolation.

Il n’est pas le seul à craindre pour son avenir si toutefois la grève ne se termine pas. Cette situation préoccupe la plupart des pensionnaires de la FLSH qui ne savent plus sur quel pied danser.

Nombreux sont les étudiants qui ne veulent pas se prononcer sur la question, de peur d’être violentés. Chez les filles, on préfère se taire à défaut de garder l’anonymat.

C’est le cas de Mlle Sall, étudiante en maîtrise de Linguistique selon qui, ‘’il urge de mettre fin à cette grève’’. ‘’ J’en ai marre’’, ajoute-t-elle. ’’Je devrais soutenir mon mémoire cette année. Si la grève continue, je risque de reprendre cette année inutilement’’, a-t-elle dit.

Moustapha Thiane, étudiant en deuxième année de géographie abonde dans le même sens. Selon lui, ‘‘les autorités doivent prendre leurs responsabilités en assurant la sécurité de ceux qui veulent reprendre les cours’’.

Les autorités ont, depuis vendredi, dépêché les services d’ordre, qui ont envahi le périmètre de l’université, pour parer à toute éventualité. ‘‘Nous ne faisons que notre travail’’, déclare un agent du Groupement mobile d’intervention (GMI), qui se promène librement entre la bibliothèque universitaire (BU) et la FLSH.

Une fourgonnette, remplie de bérets rouges est immobilisée prés de la Faculté des sciences et techniques (FST). Au moment où d’autres agents du même corps discutent à coté d’une 4X4 L200 garée en face de la BU, pour veiller au grain.

La présence des policiers a conduit certains dirigeants d’amicale à crier au scandale, en dénonçant la violation des franchises universitaires. En attendant la fin des vacances prévue le 7 avril, la plupart des pensionnaires de la faculté des lettres et sciences humaines de l’UCAD, prient pour que l’année soit sauvée.

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